jeudi 2 avril 2026

"Frohe Ostern" à tous !

La fête de Pâques 2026 tombe le 5 Avril, l'occasion de chasser (pacifiquement) le fameux lapin - ou plutôt "lièvre" (Hase) -  de Pâques pour nos voisins allemands.  Ou la chasse aux oeufs pour les enfants français.

Et d'ailleurs lapin et oeufs ne sont pas incompatibles, puisque selon une légende allemande, une femme pauvre, ne pouvant offrir de chocolat à ses enfants, décora un jour des œufs qu'elle cacha dans le jardin. Les enfants, apercevant un lapin, crurent que celui-ci avait pondu les œufs. Depuis lors, les enfants fabriquent un nid qu'ils déposent dans le jardin en espérant que le lapin de Pâques le remplisse d'œufs durant la nuit.  

Cette tradition du lapin de Pâques est née en Allemagne avant d'être exportée aux États-Unis par des immigrants allemands au XVIIIe siècle.

 Dès l’arrivée du printemps, l’Allemagne se pare de décorations de Pâques. Les marchés de Pâques (Ostermärkte) fleurissent dans plusieurs villes, proposant des objets artisanaux, des œufs peints à la main et des spécialités locales. Contrairement à la France, où les marchés sont surtout liés à Noël, ces marchés pascaux offrent aux familles l’occasion de découvrir ensemble l’artisanat et les traditions. 

L’une des traditions les plus spectaculaires en Allemagne est le feu de Pâques (Osterfeuer). Le samedi soir précédant Pâques, de grands feux sont allumés dans de nombreuses régions pour symboliser la victoire de la lumière sur l’obscurité.

Pâques est aussi par tradition le moment où la consommation de chocolat atteint des sommets !  A noter que les Allemands restent les plus gros consommateurs européens de chocolat...


 

 

mercredi 1 avril 2026

Nazis en fuite et route des monastères

Un récent documentaire de France Télévisions (sur France 5) a traité d'un fait qui est resté relativement inconnu, ou très peu connu, du grand public.

A la fin de la seconde guerre mondiale, de nombreux dignitaires nazis tentèrent de fuir l'Allemagne et d'échapper à la justice pour leurs crimes de guerre parfois monstrueux.  Plusieurs d'entre eux ont bénéficié de l'aide d'hommes d'Eglise au nom du pardon auquel tout pécheur a droit...

Ce qu'on appelait "la route des monastères", un dispositif organisé par le Vatican pour porter assistance aux réfugiés et aux cohortes de déplacés, va être utilisé par des prélats sympathisants de l'idéologie nazie, comme Alois Hudal, évêque autrichien, qui va fournir faux papiers d'identité, aides matérielles et soins à des criminels de guerre en fuite vers l'Amérique du Sud.

Parmi eux, des gens comme Franz Stangl, commandant du camp de Treblinka, ou Klaus Barbie, le "boucher de Lyon", ou encore Adolf Eichmann, retrouvé plus tard.Ainsi certains hommes d'Eglise, que l'on surnommait parfois les "évêques bruns", ont permis, au coeur de l'Europe, de protéger les pires génocidaires du siècle.  Etait-ce vraiment en échange de leur conversion, et si c'était le cas, que valait cette conversion sans pénitence, ni remords ?... 

Source : Télérama 11/02/2026 

 

vendredi 27 mars 2026

28/03/2026 - Willy Ronis et la RDA à Tonnerre

L’Association de Préservation et de Soutien du Musée de la RDA, à Tonnerre, vous invite à une conférence exceptionnelle animée par Ronan Guinée, Chargé de collections au Département de la photographie de la Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie, ce samedi 28 Mars à la salle Marland de Tonnerre, à 15h.

Ronan Guinée viendra nous présenter des photographies de 𝗪𝗶𝗹𝗹𝘆 𝗥𝗼𝗻𝗶𝘀, grand photographe humaniste, et l’un des rares photographes occidentaux à avoir pu, dès 1967, réaliser un reportage aussi complet que passionnant sur la République Démocratique Allemande.

Un éclairage rare sur un travail photographique majeur, entre regard artistique et témoignage historique.

Willy Ronis n’a pas photographié de manifestations officielles du pouvoir, mais suggère un regard critique porté sur les scènes du quotidien : réception de la radio ouest-allemande par un transistor, contrastes sociaux...

La RDA ne fut reconnue comme État par la France qu’en 1973 et Ronis est l’un des rares photographes occidentaux à avoir eu si tôt l’autorisation de réaliser un document complet sur la RDA, en balayant toutes les catégories sociales, toutes les générations. 

✍️ La conférence sera suivie d’une dédicace de ses ouvrages et d’un moment convivial autour d’un pot de l’amitié.  
👉 Un rendez-vous à ne pas manquer pour les amateurs de photographie, d’histoire et de regards engagés.

jeudi 26 mars 2026

"Bals trads" ou "Volkstanz" : la résurgence des danses traditionnelles

Phénomène social et culturel, le renouveau du bal dit « traditionnel », le "bal trad", est un phénomène observable dans l’Europe entière et fait l'objet d’une reconnaissance institutionnelle. C'est véritablement le signe d’une évolution générale de la société vis-à-vis de formes musicales et dansées qui ont pâti au cours du XXe siècle de la fin de la société rurale traditionnelle et de ses sociabilités locale.

Les bals traditionnels sont particulièrement populaires chez les jeunes générations et investissent autant l’espace rural que l’espace urbain.  En France comme en Allemagne, et même dans toute l’Europe, dans les villes et dans les campagnes, on danse valses et bourrées, rondeaux et mazurkas.

A Berlin, on danse toute l’année le mardi soir (en été ça se passe sur l’île aux musées), un vendredi par mois au Wabe ou tout un week-end à la fin de l’hiver pour le festival annuel organisé par l’association. Entre autres groupes venus de France jouer à Berlin, on compte Bargainatt, la Man Encantada, Cosmos Chocolat.

On n’hésite d’ailleurs plus à parler de bal européen, constatant dans les festivals une envie de se fédérer, de s’entraider entre organisateurs de bals de toute l’Europe !

Alors on danse ?


 

lundi 23 mars 2026

25/03/2026 - "Deutsch im Alltag" en 'road-movie'...

Ce mercredi 25 Mars, Jean Belliato nous accueille au cours de "Deutsch im Alltag" à bord d'un bus conduit par un très jeune Prince Charmant, à l'audace tranquille... mais ne divulgâchons pas l'histoire !

Le cours se déroulera dans ces nouveaux locaux de la médiathèque de La Ruche, au 7 rue du Maréchal De Lattre de Tassigny, à 16h.30.  Les installations très bien équipées vont permettre une participation encore plus interactive.


Vous êtes cordialement attendus par Jean, et vous pouvez télécharger déjà                                         VOTRE DOCUMENT DE TRAVAIL ICI .

samedi 21 mars 2026

La "Gemäldegalerie" de Berlin : des chefs-d'oeuvre à domicile

La Gemäldegalerie de Berlin possède l'une des plus importantes collections au monde de peinture européenne du 13e au 18e siècle. Des chefs-d'œuvre de toutes les époques de l'histoire de l'art, dont des tableaux de Jan van Eyck, Pieter Bruegel, Albrecht Dürer, Raphaël, Titien, Caravage, Peter Paul Rubens, Rembrandt et Vermeer
y sont exposés.

Nouvelle réjouissante : la Galerie de peinture (Gemäldegalerie) a mis en ligne sur l’application Google Arts & Culture plus de 1 100 chefs-d’œuvre de cette peinture allemande, italienne et hollandaise du 13e au 18e siècle. Ils sont proposés en ultra-haute définition et l’offre allie la technologie à l’expertise picturale. Elle propose une cinquantaine de visites guidées dont un parcours («  Director's Choice ») conçu par l’historienne d’art et directrice du musée Dagmar Hirschfelder. 

Les internautes peuvent également se divertir en suivant un dialogue fictif entre deux souris qui leur permettra d’approfondir leur connaissance des œuvres. Cette offre innovante basée sur l’intelligence artificielle (IA) a été créée par le studio parisien d’Arts & Culture.

Site: https://recherche.smb.museum/?language=de&limit=15&sort=relevance&controls=none

(Source : Missions allemandes en France )

lundi 16 mars 2026

Les jeux de société des deux côtés du Rhin

L’Allemagne serait au jeu de société ce que la Belgique est au chocolat. Traditionnel en Allemagne, le jeu de société connaît une renaissance en France. Le jeu en famille est quelque chose de très important en Allemagne (voir le mythique éditeur Ravensburger).  Il y a quinze ans, notre voisin était le modèle pour les joueurs français, car il n’y avait presque pas d’éditeurs en France. 

70 pour cent des personnes interrogées outre-Rhin ont déclaré qu’elles jouaient de temps en temps à des jeux de plateau ou aux cartes. 

Mais depuis une dizaine d’années, il y a de plus en plus de joueurs en France, et pas seulement des spécialistes. Le monde francophone rattrape l’Allemagne en termes de pratiques ludiques et au niveau des auteurs et éditeurs. La préférence va aux quiz et aux jeux de connaissance, suivis des jeux de logique et de stratégie. Les classiques tels que les petits chevaux et Monopoly sont les jeux de société les plus connus en Allemagne.                  .../...