1945, l’Allemagne vaincue est détruite, le régime en déroute, un grand nombre d’hommes faits prisonniers. La démocratie n’existe pas. Tout est à (re)construire. Les troupes alliées ont amené avec elles, et notamment les Américains, le Jazz, une musique si prenante que la jeunesse européenne se laisse séduire immédiatement.
Les Allemands ne font pas exception, ils sont saisis par cette musique qui leur permet de se libérer, de s’exprimer, imités en cela par les autres États, vaincus ou vainqueurs. C’est au son de cette musique américaine, et plus tard du rock ‘n’ roll, qu’ils vont apprendre ou réapprendre la démocratie occidentale.
Mais cette musique est-elle seulement émancipatrice ou plutôt le symbole de la mainmise d'une autre puissance dominante désormais ? La question s’est déjà posée avec la même acuité en 1920, date à laquelle les Allemands furent confrontés pour la première fois au jazz dans des circonstances assez proches de 1945 : une défaite humiliante, l’effondrement du régime, une démocratie imposée par les vainqueurs . .../...










