A son retour du front français et polonais, Ernst s’installera à Paris et deviendra l’une des figures de proue de l’avant-garde artistique internationale. La guerre et son absurdité seront le tournant de sa vie, sur le plan personnel et artistique. Elles ont aussi fait disparaître un monde autour de lui, notamment son ami et mentor, le peintre expressionniste August Macke, fauché en Champagne dès les premières semaines du conflit, à 27 ans.
Macke, météore de la peinture, est entré dans l’histoire comme l’une des grandes figures de l’expressionnisme. Voix majeure du Cavalier bleu, il était l’un des pivots du réseau artistique constitué autour de l’expressionnisme rhénan. La guerre a séparé leurs destins. Mais un lien solide a uni pendant quelques années les deux artistes rhénans au début des années 1910.Un lien rarement mis en lumière, qui fait aujourd’hui l’objet de l’exposition « Visions de la modernité - August Macke et Max Ernst ». Présentée au Musée August Macke de Bonn jusqu’au 23 août 2026.
La perception visuelle jouait un grand rôle pour l’un comme pour l’autre. Pour Ernst, le regard était surtout synonyme de vision intérieure et d’association visuelle entre les structures picturales. Pour Macke, le mouvement de l’œil devant une œuvre d’art contribuait fondamentalement à la vitalité de celle-ci.
Source : Missions allemandes en France










