dimanche 12 juillet 2026

Hjalmar Schacht - l'étonnant banquier de Hitler

Il est celui qui a jugulé l’hyperinflation allemande des années 1920, avant d’être le ministre de l’Economie d’Hitler dans les années 1930. Hjalmar Schacht (1877-1970) est certainement le personnage le plus incontournable de l’histoire économique allemande du début du XXe siècle.

Né en 1877 dans la ville allemande de Tinglev (actuel Danemark) au sein d’une famille germano-danoise revenue en Allemagne après une expatriation aux Etats-Unis, Schacht a oscillé entre opportunisme et conviction, entre expertise technique et soutien à l’extrême droite.

Pour lui, la République de Weimar a échoué dans la régulation de la crise qui a frappé l'Allemagne à la fin des années 1920. Ainsi il n'hésitera pas à collaborer avec le IIIe Reich, allant jusqu'à devenir ministre de l'Économie d'Hitler.


Brillant économiste et financier, Hjalmar Schacht a été le créateur du Rentenmark, avant de devenir le président de la Reichsbank. Invité par Hermann Göring à un dîner, il rencontre Hitler, le 5 janvier 1931. Au pouvoir, le Führer nomme Schacht président de la Reichsbank le 17 mars 1933. Puis, il le désigne ministre de l'Economie en 1934. A partir de septembre, Schacht lance son « Plan nouveau », consistant à organiser le pays en autarcie, en restreignant les importations aux seules matières premières nécessaires au réarmement et à tirer profit de la faiblesse de certains partenaires commerciaux de l'Allemagne. 

Accusé d'être impliqué dans l'attentat du 20 juillet 1944 contre Hitler, Schacht est interné dans divers camps de concentration jusqu'à la fin de la guerre. Libéré par les Alliés, il figure parmi les personnalités arrêtées et jugées lors du procès de Nuremberg. Il est acquitté et relâché en 1948.

Schacht meurt, à Munich, le . 

 


samedi 4 juillet 2026

Rudi Altig, le "colosse de Mannheim"...

Certes, l'Allemagne vient d'être évincée du Mondial de Football 2026, énorme surprise pour ceux qui suivent la "Mannschaft", au palmarès plus que brillant.

Mais un autre événement démarre ce 4 juillet, le Tour de France, qui n'a rien perdu de son aura légendaire et de son attrait chez tous ceux qui regardent la grande boucle, au bord de la route ou sur les écrans.

C'est l'occasion de se remémorer la carrière d'un grand du monde du vélo, l'Allemand Rudi Altig (1937-2016)Considéré comme l’un des plus grands cyclistes allemands de l’histoire, il a marqué les années 1960 par sa polyvalence exceptionnelle, brillant aussi bien sur route que sur piste.

Son style de course agressif et sa puissance lui ont acquis le surnom de "colosse de Mannheim", sa ville natale.   Redoutable dans les sprints comme dans les courses contre-la-montre, il a longtemps été considéré comme la référence du cyclisme allemand au point qu’il fut durant les années 1960, l’un des principaux rivaux de Jacques Anquetil et de Raymond Poulidor.

Il a notamment remporté le Tour d'Espagne en 1962, devenant le premier Allemand à gagner cette épreuve. La même année, il est lauréat du maillot vert du Tour de France. En 1966, il devient champion du monde sur route sur le circuit du Nürburgring.

Rudi a brillé sur piste en devenant par trois fois champion du monde de poursuite (1959 chez les amateurs, puis 1960 et 1961 chez les professionnels). A son palmarès encore, deux des plus prestigieuses classiques du cyclisme : le Tour des Flandres et Milan-San Remo.

Altig na jamais vraiment nié l’existence du dopage au sein du peloton. Au contraire, il a reconnu que ces pratiques étaient extrêmement répandues et a laissé entendre qu’il y avait lui-même participé, considérant, comme tous les autres coureurs, que tout le monde "prenait des stimulants".    

Pour la petite histoire, Rudi Altig a couru son premier Tour de France comme équipier de cette autre icône du cyclisme de l'époque, Jacques Anquetil... 

Rudi Altig a fait l'objet d'un reportage dans "Les coulisses de l'exploit" en 1963 (cliquez ci-dessous):

 Rudi Altig

                                     

 



Siegfried Lenz - La responsabilité individuelle entre la loi et la morale

Siegfried Lenz (1926-2014), conteur d’exception, écrivain de la mémoire et de la responsabilité, a été une voix majeure de la littérature allemande de l’après-guerre.  Conteur d’exception, romancier, nouvelliste, essayiste et dramaturge traduit en vingt langues, il a consacré son œuvre à interroger la responsabilité individuelle et collective face au passé nazi.

Né à Lyck en Prusse orientale, Siegfried Lenz appartient à la génération de Günter Grass et Martin Walser. Une génération qui a grandi sous le nazisme, vécu l’expérience de la guerre et atteint l’âge adulte dans les ruines de 1945. 

Les thèmes de son oeuvre, la culpabilité historique, la responsabilité individuelle et la tension entre la loi et la morale - s’inspirent des expériences de cette génération. Ce sont des interrogations fondamentales toujours actuelles. Lenz se fait le chroniqueur de la société d’après-guerre. Il en explore les conflits latents. Son bestseller, La leçon d’allemand (Deutschstunde), dont un film a été tiré en 2024,  paraît en 1968, année de la révolte étudiante qui voit la génération née après la fin du nazisme demander des comptes à ses parents.  

Son univers littéraire tourne souvent autour de l’Allemagne du Nord et de la Masurie de son enfance. Ses descriptions de la nature sont mémorables. Elles font aussi de lui un pionnier de l’écologie. Engagé au Parti social-démocrate (SPD), défenseur de l’Ostpolitik de Willy Brandt et ami de son successeur, Helmut Schmidt, Siegfried Lenz a toute sa vie pris la défense de la nature. 

Source : Allemagne en France 

dimanche 28 juin 2026

Max Liebermann, figure de l'impressionnisme allemand

Récemment, une exposition au Musée Barberini de Potsdam a rendu hommage au peintre Max Liebermann, pionnier de l'avant-garde impressionniste en Allemagne.  Né en France, l’impressionnisme s’est imposé au tournant du 20e siècle comme l’une des premières avant-gardes picturales outre-Rhin. 

Artiste naturaliste établi à Paris dans les années 1870, Max Liebermann (1847-1935), fut séduit par ce mouvement et permit à l’impressionnisme de traverser le Rhin. Il ne se contenta pas de s’en inspirer dans sa peinture. Il fut parmi ses premiers collectionneurs et contribua à sa diffusion en Allemagne.  Il décrocha même une médaille à l’Exposition universelle de 1889.

Une nouvelle génération d’artistes allemands s’inscrivit dans ce mouvement. Les impressionnistes allemands, toutefois, ne se contentèrent pas de regarder vers la France. Ils ont su emprunter une voie propre et développer un langage personnel. Ils se sont, par exemple, davantage intéressés à la dimension sociale de l’art (orphelinat, enseignement), à l’anonymat de la grande ville, au théâtre et à la dimension narrative de l’art.  

Source : Allemagne en France 

mardi 23 juin 2026

Max Ernst, un surréalisme foisonnant

Le surréaliste Max Ernst (1891-1976) nous a légué une œuvre à l’imaginaire fascinant. Si Paris a été le centre de gravité de sa vie, c’est Bonn qui l’a vu naître en tant qu’artiste.   À l’occasion du 50e anniversaire de sa mort, une exposition dévoile une période méconnue de sa vie : ses débuts sur les bords du Rhin et son amitié avec le peintre expressionniste allemand August Macke (1887-1914).  

A son retour du front français et polonais, Ernst s’installera à Paris et deviendra l’une des figures de proue de l’avant-garde artistique internationale.  La guerre et son absurdité seront le tournant de sa vie, sur le plan personnel et artistique. Elles ont aussi fait disparaître un monde autour de lui, notamment son ami et mentor, le peintre expressionniste August Macke, fauché en Champagne dès les premières semaines du conflit, à 27 ans. 

Macke, météore de la peinture, est entré dans l’histoire comme l’une des grandes figures de l’expressionnisme. Voix majeure du Cavalier bleu, il était l’un des pivots du réseau artistique constitué autour de l’expressionnisme rhénan.  La guerre a séparé leurs destins.  Mais un lien solide a uni pendant quelques années les deux artistes rhénans au début des années 1910.   

Un lien rarement mis en lumière, qui fait aujourd’hui l’objet de l’exposition « Visions de la modernité - August Macke et Max Ernst  ». Présentée au Musée August Macke de Bonn jusqu’au 23 août 2026.

La perception visuelle jouait un grand rôle pour l’un comme pour l’autre. Pour Ernst, le regard était surtout synonyme de vision intérieure et d’association visuelle entre les structures picturales. Pour Macke, le mouvement de l’œil devant une œuvre d’art contribuait fondamentalement à la vitalité de celle-ci.  

Source : Missions allemandes en France 


dimanche 21 juin 2026

24/06/2026 - Deutsch im Alltag, dernière édition avant la pause estivale

Une fois n'est pas coutume, commençons par le message de Jean Belliato, animateur attitré du cours "Deutsch im Alltag":

"Nous arrivons à la fin de ce semestre de « Deutsch im Alltag ».  Merci pour votre participation et vos témoigages de satisfaction. C’est la plus belle des récompenses.   Pour la dernière séance, pas de travail préparatoire.   Nous nous retrouverons donc mercredi 24 juin à partir de 16 h 30 chez Christiane et Bernard Barré, 43 Quai du Petit Hameau (Maison d'Aviler, le grand portail bleu)."

Et cette fois, pas de travail préparatoire, et donc de document à télécharger.

Boissons fraîches, friandises et jeux allemands seront de la fête, et Bernard  parlera en préambule de cette Maison d'Aviler, chargée d'histoire. 

Bis Mittwoch !
 

vendredi 19 juin 2026

30/06 et 02/07/2026 - Le violoncelliste Victor Julien-Laferrière est à Sens


Cette année 2026, le violoncelle sera à l'honneur au Festival de musique "Les Sensationnelles".
Le violoncelliste Victor Julien-Laferrière, directeur artistique et fondateur du festival, nous proposera des oeuvres emblématiques de cet instrument :
 
 
 
 -  Le mardi 30 juin, à 20h, au théâtre de Sens, avec l'orchestre Consuelo :
 
les VARIATIONS SUR UN THEME ROCOCO de P.I Tchaikovsky
 pour violoncelle solo et orchestre, dont voici un aperçu :
 
 
   -  Et le jeudi 2 juillet, à 20 h, à la Basilique Saint Savinien :

la SUITE NUMERO VI DE J.S Bach
et la fameuse SONATE DE Kodaly
deux oeuvres rares et virtuoses pour violoncelle seul