Certes, l'Allemagne vient d'être évincée du Mondial de Football 2026, énorme surprise pour ceux qui suivent la "Mannschaft", au palmarès plus que brillant.
Mais un autre événement démarre ce 4 juillet, le Tour de France, qui n'a rien perdu de son aura légendaire et de son attrait chez tous ceux qui regardent la grande boucle, au bord de la route ou sur les écrans.C'est l'occasion de se remémorer la carrière d'un grand du monde du vélo, l'Allemand Rudi Altig (1937-2016). Considéré
comme l’un des plus grands cyclistes allemands de l’histoire, il
a marqué les années 1960 par sa polyvalence exceptionnelle,
brillant aussi bien sur route que sur piste.
Son
style de course agressif et sa puissance lui ont acquis le surnom de "colosse de Mannheim", sa ville natale. Redoutable
dans les sprints comme dans les courses contre-la-montre, il
a longtemps été considéré
comme la référence du cyclisme allemand au point qu’il fut durant
les années 1960, l’un des principaux rivaux de Jacques Anquetil et
de Raymond Poulidor.
Il
a notamment remporté le Tour d'Espagne
en 1962, devenant le premier Allemand à
gagner
cette épreuve. La même année, il est lauréat du maillot vert du Tour de France. En
1966, il devient champion du monde sur route sur le circuit du
Nürburgring.
Rudi a brillé sur piste en devenant par trois fois champion du
monde de poursuite (1959 chez les amateurs, puis 1960 et 1961 chez
les professionnels). A
son palmarès encore, deux des plus prestigieuses classiques du
cyclisme : le Tour des Flandres et Milan-San Remo.
Altig
n’a
jamais vraiment nié l’existence du dopage au sein du peloton. Au
contraire, il a reconnu que ces pratiques étaient extrêmement
répandues et a laissé entendre qu’il y avait lui-même participé, considérant, comme tous les autres coureurs, que tout le monde "prenait des stimulants".
Pour la petite histoire, Rudi Altig a couru son premier Tour de France comme équipier de cette autre icône du cyclisme de l'époque, Jacques Anquetil...
Rudi Altig a fait l'objet d'un reportage dans "Les coulisses de l'exploit" en 1963 (cliquez ci-dessous):
Rudi Altig