mardi 14 avril 2026

Un peu de "doudouceur" dans ce monde de brutes...

L'actualité internationale actuelle mérite que l'on s'offre de temps à autre une parenthèse sinon enchantée, du moins réconfortante et surtout délicieusement régressive !

Le nom de Margarete Steiff (1847-1909) vous dit-il quelque chose ? Au moins connaissez-vous certainement la marque Steiff, dont le produit-phare devint assez rapidement l'ours en peluche, inspiré d'une aventure de chasse du président américain Theodore Roosevelt en 1902 qui répugna à abattre un ours qu'il chassait (d'où son surnom de 'Teddy Bear').  Dès lors, l'image de l'ours  changea et l'on se laissa séduire par les représentations des oursons, ces "nounours" si mignons. 

Une couturière allemande, Margarete Steiff, avait commencé dès 1880 à produire des jouets basés sur des représentations animales.  Âgée de un an et demi, elle était tombée gravement malade et était en partie paralysée ; on diagnostiqua plus tard une poliomyélite. La maladie n'empêche pas Margarete de devenir une enfant joyeuse avec des notes supérieures à la moyenne et une grande capacité d'organisation. 

En 1892, un premier catalogue Steiff est imprimé, et en 1901, les jouets Steiff s'exportent aux États-Unis.   Elle crée alors en 1902 le fameux ours en peluche et en 1907, un million d'ours sont produits pour l'étranger. Pour se distinguer de la concurrence nombreuse, Steiff invente en 1904 le « bouton dans l'oreille », un signe distinctif du produit, qui devient une marque protégée, encore en 2014.  Le nounours deviendra le "doudou" préféré des enfants et des adultes n'arrivant pas à grandir.

Le nounours séduira également la haute couture qui lui imprimera sa griffe, comme Jean-Charles de Castelbajac avec son blouson "Nounours" en 1986, et Marc Jacobs et son doudou de luxe signé Louis Vuitton en 2005.  

Pourquoi ne pas vivre après tout un instant dans un monde de"Bisounours" ?...

Source : Télérama 3915 

 

dimanche 12 avril 2026

15/12/2026 - "Deutsch im Alltag" autour de Pâques

 
Après un léger "bug" dans l'agenda dû à une interruption involontaire pour cause de dates de vacances, Jean Belliato poursuit son cours "Deutsch im Alltag" le mercredi 15 avril à partir de 16 h 30 à la médiathèque "La Ruche" 7, rue du Maréchal de Lattre de Tassigny.Le cours  évoquera les traditions pascales de nos cousins Germains et nous fera survoler ce Land  du nord de l'Allemagne, le Schleswig-Holstein, contigu des voisins danois.

VOTRE COURS A TELECHARGER JUSTE ICI !!


vendredi 10 avril 2026

21/04/2026 - Stammtisch de haut vol avec le "Zeppelin"

Le mardi 21 Avril, l'animation du Stammtisch sera l'affaire de Daniel Brugnaux, qui nous parlera de la saga des Zeppelin, ce géant des airs qui fut le "must" des transports transatlantiques des années 1930, jusqu'à ce qu'un de ces colosses, le "Hindenburg", connaisse , dans les airs, un désastre digne du "Titanic" - cet autre géant - dans les mers...

Avec l'avènement de modes de transport éco-responsables, les dirigeables sont, au fil des ans, revenus d'actualité.

Daniel vous attend nombreux le 21 Avril à 17h., adhérents ou simplement intéressés, à la Maison des Associations, rue St-Pierre-le-Vif à Sens.

 

lundi 6 avril 2026

Jürgen Habermas : Un optimisme rationnel

"La communication rationnelle est le meilleur moyen de sauver la société démocratique", tel était l'un des principes fondamentaux du philosophe allemand Jürgen Habermas mort le 14 mars dernier à l'âge de 96 ans (1929-2026).

Défenseur de l'Europe, théoricien du langage, penseur de l'écologie politique, héritier des Lumières, Habermas déjouait les catégories  et a toujours cherché à faire valoir les capacités de la raison à reconstruire un monde meilleur, en dépit de tous les motifs - surtout de nos jours - que nous aurions de désespérer.

Conseiller juridique et économiste, son père avait adhéré au parti nazi et lui-même fut conduit à adhérer aux Jeunesses Hitlériennes. Hanté plus tard par la responsabilité individuelle et collective de son peuple, il s'oriente vers des études de philosophie. En 1955, le philosophe et sociologue Theodor Adorno, un des maîtres de l'Ecole de philosophie de Francfort, le repère  et en fait son assistant personnel.

A partir des années 1970, Habermas va déployer une pensée originale de la communication qui s'appuie sur la pratique du langage pour repenser l'ensemble des procédures démocratiques.   Et face aux aux incertitudes qui plombent notre siècle, sa foi lucide en une "raison faible, faillible, mais non défaitiste" apparait aujourd'hui plus clairvoyante que jamais. 

jeudi 2 avril 2026

"Frohe Ostern" à tous !

La fête de Pâques 2026 tombe le 5 Avril, l'occasion de chasser (pacifiquement) le fameux lapin - ou plutôt "lièvre" (Hase) -  de Pâques pour nos voisins allemands.  Ou la chasse aux oeufs pour les enfants français.

Et d'ailleurs lapin et oeufs ne sont pas incompatibles, puisque selon une légende allemande, une femme pauvre, ne pouvant offrir de chocolat à ses enfants, décora un jour des œufs qu'elle cacha dans le jardin. Les enfants, apercevant un lapin, crurent que celui-ci avait pondu les œufs. Depuis lors, les enfants fabriquent un nid qu'ils déposent dans le jardin en espérant que le lapin de Pâques le remplisse d'œufs durant la nuit.  

Cette tradition du lapin de Pâques est née en Allemagne avant d'être exportée aux États-Unis par des immigrants allemands au XVIIIe siècle.

 Dès l’arrivée du printemps, l’Allemagne se pare de décorations de Pâques. Les marchés de Pâques (Ostermärkte) fleurissent dans plusieurs villes, proposant des objets artisanaux, des œufs peints à la main et des spécialités locales. Contrairement à la France, où les marchés sont surtout liés à Noël, ces marchés pascaux offrent aux familles l’occasion de découvrir ensemble l’artisanat et les traditions. 

L’une des traditions les plus spectaculaires en Allemagne est le feu de Pâques (Osterfeuer). Le samedi soir précédant Pâques, de grands feux sont allumés dans de nombreuses régions pour symboliser la victoire de la lumière sur l’obscurité.

Pâques est aussi par tradition le moment où la consommation de chocolat atteint des sommets !  A noter que les Allemands restent les plus gros consommateurs européens de chocolat...


 

 

mercredi 1 avril 2026

Nazis en fuite et route des monastères

Un récent documentaire de France Télévisions (sur France 5) a traité d'un fait qui est resté relativement inconnu, ou très peu connu, du grand public.

A la fin de la seconde guerre mondiale, de nombreux dignitaires nazis tentèrent de fuir l'Allemagne et d'échapper à la justice pour leurs crimes de guerre parfois monstrueux.  Plusieurs d'entre eux ont bénéficié de l'aide d'hommes d'Eglise au nom du pardon auquel tout pécheur a droit...

Ce qu'on appelait "la route des monastères", un dispositif organisé par le Vatican pour porter assistance aux réfugiés et aux cohortes de déplacés, va être utilisé par des prélats sympathisants de l'idéologie nazie, comme Alois Hudal, évêque autrichien, qui va fournir faux papiers d'identité, aides matérielles et soins à des criminels de guerre en fuite vers l'Amérique du Sud.

Parmi eux, des gens comme Franz Stangl, commandant du camp de Treblinka, ou Klaus Barbie, le "boucher de Lyon", ou encore Adolf Eichmann, retrouvé plus tard.Ainsi certains hommes d'Eglise, que l'on surnommait parfois les "évêques bruns", ont permis, au coeur de l'Europe, de protéger les pires génocidaires du siècle.  Etait-ce vraiment en échange de leur conversion, et si c'était le cas, que valait cette conversion sans pénitence, ni remords ?... 

Source : Télérama 11/02/2026 

 

vendredi 27 mars 2026

28/03/2026 - Willy Ronis et la RDA à Tonnerre

L’Association de Préservation et de Soutien du Musée de la RDA, à Tonnerre, vous invite à une conférence exceptionnelle animée par Ronan Guinée, Chargé de collections au Département de la photographie de la Médiathèque du Patrimoine et de la Photographie, ce samedi 28 Mars à la salle Marland de Tonnerre, à 15h.

Ronan Guinée viendra nous présenter des photographies de 𝗪𝗶𝗹𝗹𝘆 𝗥𝗼𝗻𝗶𝘀, grand photographe humaniste, et l’un des rares photographes occidentaux à avoir pu, dès 1967, réaliser un reportage aussi complet que passionnant sur la République Démocratique Allemande.

Un éclairage rare sur un travail photographique majeur, entre regard artistique et témoignage historique.

Willy Ronis n’a pas photographié de manifestations officielles du pouvoir, mais suggère un regard critique porté sur les scènes du quotidien : réception de la radio ouest-allemande par un transistor, contrastes sociaux...

La RDA ne fut reconnue comme État par la France qu’en 1973 et Ronis est l’un des rares photographes occidentaux à avoir eu si tôt l’autorisation de réaliser un document complet sur la RDA, en balayant toutes les catégories sociales, toutes les générations. 

✍️ La conférence sera suivie d’une dédicace de ses ouvrages et d’un moment convivial autour d’un pot de l’amitié.  
👉 Un rendez-vous à ne pas manquer pour les amateurs de photographie, d’histoire et de regards engagés.