Un récent documentaire de France Télévisions (sur France 5) a traité d'un fait qui est resté relativement inconnu, ou très peu connu, du grand public.
A la fin de la seconde guerre mondiale, de nombreux dignitaires nazis tentèrent de fuir l'Allemagne et d'échapper à la justice pour leurs crimes de guerre parfois monstrueux. Plusieurs d'entre eux ont bénéficié de l'aide d'hommes d'Eglise au nom du pardon auquel tout pécheur a droit...
Ce qu'on appelait "la route des monastères", un dispositif organisé par le Vatican pour porter assistance aux réfugiés et aux cohortes de déplacés, va être utilisé par des prélats sympathisants de l'idéologie nazie, comme Alois Hudal, évêque autrichien, qui va fournir faux papiers d'identité, aides matérielles et soins à des criminels de guerre en fuite vers l'Amérique du Sud.
Parmi eux, des gens comme Franz Stangl, commandant du camp de Treblinka, ou Klaus Barbie, le "boucher de Lyon", ou encore Adolf Eichmann, retrouvé plus tard.Ainsi certains hommes d'Eglise, que l'on surnommait parfois les "évêques bruns", ont permis, au coeur de l'Europe, de protéger les pires génocidaires du siècle. Etait-ce vraiment en échange de leur conversion, et si c'était le cas, que valait cette conversion sans pénitence, ni remords ?...
Source : Télérama 11/02/2026

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