L'actualité internationale actuelle mérite que l'on s'offre de temps à autre une parenthèse sinon enchantée, du moins réconfortante et surtout délicieusement régressive !
Le nom de Margarete Steiff (1847-1909) vous dit-il quelque chose ? Au moins connaissez-vous certainement la marque Steiff, dont le produit-phare devint assez rapidement l'ours en peluche, inspiré d'une aventure de chasse du président américain Theodore Roosevelt en 1902 qui répugna à abattre un ours qu'il chassait (d'où son surnom de 'Teddy Bear'). Dès lors, l'image de l'ours changea et l'on se laissa séduire par les représentations des oursons, ces "nounours" si mignons. Une couturière allemande, Margarete Steiff, avait commencé dès 1880 à produire des jouets basés sur des représentations animales. Âgée de un an et demi, elle était tombée gravement malade et était en partie paralysée ; on diagnostiqua plus tard une poliomyélite. La maladie n'empêche pas Margarete de devenir une enfant joyeuse avec des notes supérieures à la moyenne et une grande capacité d'organisation.
En 1892, un premier catalogue Steiff est imprimé, et en 1901, les jouets Steiff s'exportent aux États-Unis. Elle crée alors en 1902 le fameux ours en peluche et en 1907, un million d'ours sont produits pour l'étranger. Pour se distinguer de la concurrence nombreuse, Steiff invente en 1904 le « bouton dans l'oreille », un signe distinctif du produit, qui devient une marque protégée, encore en 2014. Le nounours deviendra le "doudou" préféré des enfants et des adultes n'arrivant pas à grandir.
Le nounours séduira également la haute couture qui lui imprimera sa griffe, comme Jean-Charles de Castelbajac avec son blouson "Nounours" en 1986, et Marc Jacobs et son doudou de luxe signé Louis Vuitton en 2005.
Pourquoi ne pas vivre après tout un instant dans un monde de"Bisounours" ?...
Source : Télérama 3915


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