Siegfried Lenz (1926-2014), conteur d’exception, écrivain de la mémoire et de la responsabilité, a été une voix majeure de la littérature allemande de l’après-guerre. Conteur d’exception, romancier, nouvelliste, essayiste et dramaturge traduit en vingt langues, il a consacré son œuvre à interroger la responsabilité individuelle et collective face au passé nazi.
Né à Lyck en Prusse orientale, Siegfried Lenz appartient à la génération de Günter Grass et Martin Walser. Une génération qui a grandi sous le nazisme, vécu l’expérience de la guerre et atteint l’âge adulte dans les ruines de 1945.
Les thèmes de son oeuvre, la culpabilité historique, la responsabilité
individuelle et la tension entre la loi et la morale - s’inspirent des
expériences de cette génération. Ce sont des interrogations
fondamentales toujours actuelles. Lenz se fait le chroniqueur de la société d’après-guerre. Il en explore les conflits latents. Son bestseller, La leçon d’allemand (Deutschstunde), dont un film a été tiré en 2024, paraît en 1968, année de la révolte étudiante qui voit la génération
née après la fin du nazisme demander des comptes à ses parents. Son univers littéraire tourne souvent autour de l’Allemagne du Nord et de la Masurie de son enfance. Ses descriptions de la nature sont mémorables. Elles font aussi de lui un pionnier de l’écologie. Engagé au Parti social-démocrate (SPD), défenseur de l’Ostpolitik de Willy Brandt et ami de son successeur, Helmut Schmidt, Siegfried Lenz a toute sa vie pris la défense de la nature.
Source : Allemagne en France

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